Et la dépression pré-partum on en parle ?

Baby-blues, dépression post-partum, la fameuse chute des hormones après l’arrivée de bébé qui nous donne le coup de blues, tout ça on connaît.
On en avait vaguement entendu parler quand notre copine était enceinte, on avait enfin compris le concept quand la sage-femme nous l’a expliqué pendant les cours de préparation à la naissance, et on en a définitivement pris conscience quand, après la naissance du premier, on s’est retrouvé à pleurer toutes les larmes de notre corps qu’on n’aime plus du tout parce qu’on se sentait incapable de donner un biberon et que, c’est sur et certain, on ne serait jamais une bonne maman, comment ce bébé pourrait-il nous aimer…
Oui, le Baby blues on commence à être rodée sur le sujet. En revanche, à force d’entendre parler de dépression post-partum, que j’allais sûrement avoir des passages à vide après l’arrivée de bébé et que c’était “normal”, qu’il ne fallait pas hésiter à en parler… bref, à force d’entendre parler du “après”, et vu que c’était joie et bonheur dans ma tête pendant ma première grossesse, je ne m’étais du coup jamais posé la question du “et avant l’accouchement ?”.
Bien sûr, les hormones jouant leur rôle à merveille durant la grossesse, nous les futures mamans nous pouvons être plus ou moins irritables, tristes, heureuses, tout au long de notre grossesse… oui bon d’accord, je me suis carrément transformée en pitbull-jean-qui-rit-jean-qui-pleure pour cette seconde grossesse, et l’Homme n’a jamais été aussi pressée que j’accouche, mais revenons en à nos moutons…
À cause des Les hormones, les transformations physiques pendant les 9 mois à venir, le contexte dans lequel est vécue et annoncée la grossesse… tout ça et plus encore peut entraîner dans la tête de la future maman tout un tas de sentiments divers et mitigés.
Une grossesse est un bouleversement en soit. Elle peut être voulu ou non, je vous laisse donc imaginer l’effet d’un bébé surprise sur une maman qui en voulait certe, mais pas “tout de suite”. Le bouleversement est double, et encore, je dois reconnaître que l’exemple est sûrement très bisounours comparé à d’autre cas de figure…
C’est là qu’on en arrive à ma grande question existentielle du jour : et pourquoi on ne nous parle jamais de la dépression pré-partum, ou le pré-Baby Blues si on devait lui trouver un nom un peu plus édulcoré ?
Pourquoi quand on est enceinte et qu’on ne se sent pas à l’aise avec notre grossesse, on ose moins en parler, on se sent obligé de sourire devant ceux qui se réjouissent de l’arrivée de ce petit être tandis que nous, la frustration et l’angoisse est d’autant plus grande que les jours passent et le sentiment de bonheur n’apparaît pas…
Je suis enceinte pour la seconde fois, et je ne pouvais pas faire plus à l’opposé de ma première grossesse, autant physiquement que psychologiquement. Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai fait une dépression pré-partum ou quelque chose qui y ressemblerait, mais tout ce que je sais c’est que j’ai eu beaucoup de mal à accepter cette grossesse pour diverses raisons. De mon point de vue, je pense que c’est une “phase” de la grossesse qui n’est pas assez prise en considération.
On remettra ces coups de blues sur le dos des hormones pour la plupart du temps, on effacera souvent les sentiments de tristesse, d’angoisse, d’anxiété, par un revers de la main accompagné d’un “quand le bébé sera là vous aurez tout oublié”… ce qui est d’autant plus frustrant que n’y voyant rien à rétorquer on ravale nos larmes et on acquiesce…
Tout ceci pour dire que je suis une maman, je suis aussi une future maman, je connais le baby-blues après l’accouchement, mais jamais on ne m’avait parlé de la dépression pré-partum, ou quoique ce soit qui pourrait être plus tenace qu’un simple coup de blues passagé à causes des hormones en furies de la grossesse. Je trouve que ça serait vraiment bien si on pouvait un peu plus écouter les futures mamans à ce sujet, ne pas tout remettre sur les hormones, et savoir écouter pour que les mamans osent parler.
Les conseils seraient probablement les même que ceux qu’on entend concernant le Baby-Blues au final. Ne pas rester seul face à un mal-être, que cela soit avant ou après l’accouchement.
* À part ça, je tiens quand même à rassurer ceux qui me connaissent et me lisent, ici tout va mieux, tout va bien, et j’irai presque jusqu’à dire que je suis pressée d’accoucher !
Bon, et sur ce post plein de joie et de bonheur je vous laisse à vos claviers !Ma valise de maternité est bouclée, le gnome est à l’école et moi je vais retourner couver en attendant de trouver un sujet un peu plus joyeux à vous conter, c’est promis !





Ouh la la… C’est clair que ça manque de joie tout ça! Alors tu vois qu’il est temps qu’elle sorte cette petite… Si ça continue, tu vas finir par te recycler en psy es pré/post grossesse! Aller on se motive et commence à penser au futur entraînement qui t’attends… La coach n’a pas oublié, je suis moi même en mode reprise!!!
En plus la photo en noire et blanc n’arrange rien je l’avoue !! Mais promis coach, je me suis ressaisie et bientôt j’aurai la motivation dans mon corps pour me (re)mettre au sport !!!